Atelier de
Vitrail
  Isabelle Baudoin

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Conservation-Restauration domaine public

Préambule

Le vitrail occupe une place privilégiée dans l’imaginaire du public. Vibrant, mystérieux, fascinant, impressionnant dans sa configuration monumentale et pourtant fragile par nature, le « patrimoine vitrail » français est à juste titre aimé, admiré, même si toutes ses dimensions, en particulier esthétiques et religieuses, sont complexes et insuffisamment expliquées dans les édifices.

Pour les mêmes raisons, la profession de restaurateur de vitraux fascine et toutes les rencontres faites en chantier expriment un avis unanime : « Quel travail minutieux, quel beau métier… ». Paradoxalement, un flou complet accompagne cette remarque spontanée car le public est dans l’ignorance de ce qu’est la réalité du métier qui est imaginé de manière romantique comme étant strictement artisanal, tranquille, et échappant à  toute guerre économique.

Je souhaite au-travers de ce site bien sûr faire partager ma passion pour un métier et un patrimoine sublimes mais aussi donner une image de la profession en ce début de XXIème siècle. Celle-ci montrera la filiation au métier d’art traditionnel – Nivard de Chassepierre, verrier magistralement dépeint par Bernard Tirtiaux dans « Le Passeur de lumière » est sans conteste un frère- mais ce métier de maître-verrier offre aujourd’hui des facettes bien distinctes. La création évolue avec des  concepts contemporains et des technologies verrières nouvelles; la restauration met en scène des professionnels qui travaillent désormais dans l’ombre de ceux qu’ils restaurent, évitant de revisiter et transformer abusivement les œuvres qui leur sont confiées.

Je tiens enfin à remercier ceux qui ont éclairé et éclairent ma vie professionnelle :  famille de sang, famille de cœur, et les passionnés que j’ai eu la chance de rencontrer à mes débuts, Marie Berducou, Michel Petit, Françoise Perrot, Anne et Guy Le Chevallier, Jean-Marie Braguy, Marie-Françoise Dromigny, Gérard Degusseau, Jacky Vivien, Jeannette Weiss-Gruber, Isabelle Pallot-Frossard, George Brunel, Yves Gagneux, Daniel Imbert..pour ne citer que certains. Sans oublier toutes les petites fées qui collaborent selon les chantiers et qui se reconnaîtront…

 

Le métier de conservateur-restaurateur de vitraux et ses règles éthiques

« Les objets auxquels une société attribue une valeur artistique, historique, documentaire, esthétique, scientifique ou religieuse particulière sont appelés communément " biens culturels"; ils constituent un patrimoine matériel et culturel pour les générations à venir. Puisque ceux-ci ont été confiés aux soins du Conservateur-Restaurateur par notre société, ce dernier a une responsabilité particulière envers le bien culturel mais aussi envers son propriétaire ou son responsable juridique, son auteur ou son créateur, le public et la postérité.

Ces principes contribuent à la sauvegarde de tous les biens culturels, quels que soient leur propriétaire, leur époque ou leur valeur même s'ils sont à l'état de fragments. »

(Préambule  des Règles professionnelles de l’E.C.C.O. Confédération Européenne des Organisations de Conservateurs-Restaurateurs).

Afin de définir le plus clairement possible ce vers quoi tendent nos missions de conservation-restauration du vitrail patrimonial, il est important de faire connaître au public les grandes lignes des principes déontologiques qui régissent nos travaux. Pour ce faire, le rappel des missions fondamentales du conservateur- restaurateur définies par l’ECCO n’est pas un luxe.

Le Conservateur-Restaurateur de vitraux est un professionnel qui a la formation, la connaissance, les aptitudes, et l'expérience  pour agir dans le but de préserver les vitraux au bénéfice des générations présentes et futures et de contribuer à leur compréhension dans le respect de leur signification esthétique et historique et de leur intégrité physique.

Les principales étapes décrites ci-dessous précisent l’essentiel de sa mission : examen diagnostique, conservation préventive, conservation curative, restauration et documentation. Nous allons illustrer chacune d'entre elles par des exemples choisis parmi les restaurations réalisées à l'atelier.


>> L'examen diagnostique consiste à déterminer les matériaux constitutifs et l'état de conservation du vitrail, à identifier ses altérations, leur nature et leur étendue, à évaluer les causes des dégradations, à déterminer le type et l'étendue de l'intervention nécessaire à sa préservation. Il comprend l'étude de la documentation se rapportant au vitrail. Ce chapitre fait l’objet d’un développement dans la rubrique «  études préalables domaine public ».

Exemple : mise en évidence d’un phénomène de condensation en face interne d’un vitrail. La condensation est responsable de fréquents développements de corrosion du verre en face interne ainsi que de la fragilisation des peintures présentes sur cette face.

Exemple de palmette médiévale altérée sur ses deux faces.

De gauche à droite, même pièce vue en face interne par lumière transmise puis réfléchie, puis en face externe par lumière réfléchie. Le verre, selon sa composition, est plus ou moins sensible à l’action de l’eau qu’elle soit d’origine météorique ou de condensation. Celle-ci dissout certains de ses éléments constitutifs qui au contact de l’air et de ses polluants forment des produits de corrosion. Cette corrosion peut prendre différentes formes : atteindre toute la surface comme on le voit ici en face interne, ou être concentrée à des points précis sous forme de piqûres ou de cratères comme sur cette face externe.

Exemple d’altération du verre et de la grisaille qui apparaît de couleur brune sur cette vue en lumière réfléchie de la face interne d’une pièce médiévale. Les peintures vitrifiables utilisées dans le domaine du vitrail, de composition proche de celle des verres, présentent souvent les mêmes sensibilités à l’eau que le verre support sur lequel elles sont posées.

La nature et la forme des corrosions peuvent varier et auront des impacts esthétiques différents sur la lisibilité du vitrail. En général, on observe une perte de transparence plus ou moins importante.

Verres, peintures, plombs, tous les éléments constitutifs d’un vitrail vieillissent et subissent souvent les effets des contraintes imposées par le rôle de clôture. Les plombs deviennent fragiles, cassants et se déforment. Les verres se brisent facilement et il est fréquent de voir dans nos églises vent, eau, parfois oiseaux s’engouffrer dans les trous béants présents dans les vitraux. Les armatures métalliques qui soutiennent ces derniers n’échappent pas non plus au vieillissement et nécessitent un contrôle et un entretien régulier.


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La conservation préventive consiste à agir indirectement sur le vitrail, afin d'en retarder la détérioration ou d'en prévenir les risques d'altération en créant les conditions optimales de préservation compatibles avec son usage social. La conservation préventive s'exerce aussi lors de la manipulation, l'utilisation, le transport, le conditionnement, le stockage et l'exposition du vitrail.

La principale mesure de conservation préventive utilisée dans le domaine du vitrail est la protection par double-verrière qui consiste à poser sur une seconde armature métallique un vitrage de protection extérieur posé à distance du vitrail ancien. Ce dernier est ainsi isolé des agressions atmosphériques et, grâce à une ventilation naturelle ménagée dans l’espace entre les deux, on limite considérablement les phénomènes de condensation. Cette méthode qui se décline en plusieurs versions techniques est désormais très utilisée en Europe.


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La conservation curative consiste principalement à intervenir directement sur le vitrail dans le but d'en retarder l'altération.

Pour ce faire, il arrive fréquemment qu’il faille procéder à une dépose des vitraux afin de restaurer  en atelier tout ou partie des panneaux qui composent une baie.

   

                

Opération extrêmement délicate, la dépose consiste à dégager chaque panneau de vitrail des armatures métalliques qui le maintiennent sans créer de cassures supplémentaires. En fonction de la nature des produits de calfeutrement présents en périphérie des panneaux, le travail sera plus ou moins long et difficile. Les panneaux sont ensuite conditionnés soigneusement et acheminés en atelier. Toute décision de dépose doit donc être clairement motivée car il s’agit d’un acte majeur dans l’histoire d’un vitrail.

Le nettoyage fait partie des interventions curatives, sans doute la plus complexe et la plus risquée puisqu’irréversible. Il s’agit d’éliminer aux deux faces du verre  toutes les substances pouvant nuire à sa conservation future sans altérer les décors peints.

Des tests de nettoyage sont systématiquement menés afin de définir les méthodes les plus adaptées aux différents problèmes. Ici  exemple de tests sur la face externe d’un verre considérablement opacifié par des produits de corrosion qui ont envahi toute la surface (vue en  lumière réfléchie).

Le nettoyage permet de découvrir sous des couches parfois impressionnantes de salissures la beauté de la peinture originale. Celle-ci, débarrassée des produits nocifs qui la recouvraient, se conservera mieux dans le temps. (vue en lumière réfléchie, la grisaille apparaît rougeoyante).

Lorsque les plombs qui sertissent les verres sont trop affaiblis pour permettre un bon maintien du vitrail à la verticale, on procède à des remplacements, partiels ou totaux, de la résille. Cette opération doit être très argumentée pour être mise en œuvre car elle implique des manipulations lourdes , délicates,  et  irréversibles : les plombs retirés ne pourront jamais être remontés. Ceux-ci, qui jouent un rôle structurel  mais aussi un rôle esthétique majeur doivent être parfaitement étudiés avant toute prise de décision.


>> La restauration consiste à intervenir directement sur le vitrail endommagé ou détérioré dans le but d'en faciliter la lecture tout en respectant autant que possible son intégrité esthétique, historique et physique.

Le nettoyage a des conséquences esthétiques majeures : il permet de retrouver non pas la transparence d’origine, mais une certaine transparence qui ne pourra pas forcément être la même en différents endroits d’un vitrail selon les résultats obtenus lors  des traitements. Une des difficultés de la restauration est d’obtenir à l’échelle monumentale un équilibre dans la transmission de la lumière.

Au travers des siècles, les verres brisés ont souvent été conservés et assemblés avec ce que nous appelons « des plombs de casse » qui surchargent parfois les compositions au point de les rendre incompréhensibles. Aujourd’hui sont utilisés des adhésifs qui permettent, après retouches, de rendre les zones de fractures les plus discrètes possibles.

Certaines pièces, lacunaires ou complétées lors d’anciennes restaurations par des verres parfois fantaisistes, doivent être complétées.  En fonction de l’ampleur des lacunes et des documents existant pour réaliser le ou les compléments, ce travail se révèlera plus ou moins long et  difficile. Les verres neufs ne seront pas intégrés par collage afin de les distinguer des originaux, mais assemblés par des filets de cuivre soudés (tiffanies).

En l’absence d’archives permettant une reconstitution fidèle des parties manquantes, nous adoptons parfois un parti esthétique plus franc de manière à évoquer le motif  harmonieusement mais sans représenter des graphismes précis (comme le complément visible ici à droite du filet de cuivre).

Les étapes d’une restauration sont en général ponctuées par des réunions de chantier qui permettent  de faire le point sur les travaux et de préciser la nature de certaines interventions avec les responsables des œuvres.

   

>> La documentation se compose d'un enregistrement précis d'images et d'écrits de toutes les actions entreprises et des raisonnements les fondant. Un exemplaire du rapport doit être remis au propriétaire, et doit rester accessible. Toute exigence complémentaire pour le stockage, l'entretien, l'exposition ou l'accès aux biens culturels doit être précisée dans ce document. Le rapport reste la propriété intellectuelle du conservateur restaurateur, et devra être conservé pour de futures références.

Si les professionnels diplômés sont en attente (impatiente) d’une protection du titre et donc d’un accès règlementé à l’exercice, tous s’accordent, quelles que soient les spécialités,  à respecter un code déontologique défini par les Règles Professionnelles de l’ECCO.

Nous n’en citerons ici que les principes essentiels exposés de manière simpe ; les personnes intéressées trouveront une littérature spécialisée abondante sur le sujet:

  • Intervention minimale : la restauration se limite à ce qui est nécessaire pour la bonne conservation de l’œuvre.
  • Réversibilité : il doit être possible de réintervenir sans risque sur une ancienne restauration pour l’éliminer ou la modifier.
  • Compatibilité : les techniques et matériaux utilisés ne doivent pas évoluer dans le temps en réagissant entre eux .
  • Lisibilité : les restaurations doivent pouvoir être clairement authentifiées et donc distinguées des parties originales.
  • Conservation préventive : le restaurateur doit réunir les conditions pour que l’œuvre restaurée se conserve le mieux possible dans le temps.
   
   





Un métier complexe à la confluence de plusieurs disciplines

La qualification de conservateur-restaurateur dans le domaine du vitrail, à l’instar d’autres domaines, est donc personnelle et s’acquiert au cours d’une formation supérieure actuellement dispensée à l’Université de Paris I Panthéon-Sorbonne et sanctionnée par un diplôme d’état (grade Master) . En aucun cas  il ne peut y avoir assimilation entre qualification personnelle et qualification d’entreprise.

Les étudiants sélectionnés sont issus de filières scientifiques pures ou  d’histoire de l’art, mais on observe ces dernières années une évolution vers des profils de personnes titulaires du Diplôme des Métiers d’Art dispensé à l’Ecole Nationale Supérieure des Arts Appliqués et des Métiers d’Art (ENSAAMA) . L’acquisition (préalable ou en cours de formation ) d’un socle de connaissances du métier d’art est en effet indispensable à l’exercice  professionnel. Sur ce point précis, la conservation-restauration du vitrail affiche une différence non négligeable par rapport à d’autres spécialités. En effet, s’il est bien entendu  que notre activité se distingue des activités artistiques ou artisanales par le fait que nous ne rénovons pas, ne réparons pas, ne reconstruisons pas ce qui n’existe plus, et ne créons pas de nouveaux objets culturels,  il faut reconnaître que la nature et la fonction de clôture du vitrail dans une architecture nous amènent à réfléchir au cas par cas aux problèmes posés et souvent à faire des compromis. Un trou béant dans une baie génère une modification considérable de l’environnement pour les autres œuvres présentes dans un édifice tout comme pour l’édifice lui-même. Pour de simples raisons de sécurité, il n’est pas envisageable de laisser la baie en l’état, alors que l’on peut comprendre qu’un fauteuil, meuble dans un château, même avec un pied manquant, un tissu déchiré, pourra être laissé à sa place sans nuire au reste de la collection, bien isolé de l’assaut des visiteurs qui ne le confondront pas avec un siège de repos.

De même, un trou de lumière, c’est-à-dire une zone vitrée présentant une transparence excessive , souvent accompagnée d’une rupture chromatique, est capable d’anéantir l’équilibre lumineux d’un vitrail, mais aussi de nuire à la perception de l’architecture à l’intérieur d’un bâtiment.  N’oublions pas, en tout cas dans l’esthétique médiévale, que la lumière transmise par les multiples verres colorés utilisés reconstitue une lumière blanche, divine,  et symbolique de celle baignant la Jérusalem Céleste. Si l’obscurcissement progressif lié au vieillissement des édifices gothiques a habitué nos yeux à une certaine pénombre, le phénomène inverse est en revanche difficilement tolérable.

Ainsi, on l’aura compris, le restaurateur sera parfois amené à intervenir sur des questions délicates qui mettront en jeu à la fois le respect des règles éthiques et l’utilisation judicieuse et argumentée du métier d’art.

Notre activité professionnelle concerne majoritairement les vitraux conservés dans les Monuments Historiques. Il suffit de rappeler que la France regroupe à elle seule près de 90 000 m2 de vitraux. Un patrimoine immense et immensément fragile, dont le traitement ne peut être isolé de celui du reste du patrimoine bâti et des œuvres diverses qu’il contient.

L’exercice de la conservation-restauration de vitraux est donc passionnant, mais complexe car il est au confluent de différentes disciplines. Architectes, historiens d’art, chimistes, serruriers, conservateurs, maçons, restaurateurs de pierre, de peintures murales sont nos interlocuteurs quotidiens et chaque chantier nous confronte à des cas de figure uniques.  Dans le cas d’interventions sur des monuments qui n’appartiennent pas à l’Etat, nous devons expliquer et plaider auprès des élus et responsables techniques non familiers des restaurations patrimoniales pour que leur patrimoine local soit traité dans le respect  des règles déontologiques  appliquées au patrimoine national.  

En musée, les fondements de la discipline de la conservation-restauration du vitrail sont connus et acquis, tout simplement parce que c’est d’abord au travers d’expériences menées sur des objets, en particulier archéologiques, qu’ont été élaborées et précisées les règles d’intervention. Les collections de vitraux conservées dans les musées bénéficient donc de prestations adaptées, réalisées par des restaurateurs sélectionnés de manière beaucoup plus sévère que dans le domaine monumental.

   
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De difficiles conditions d'exercice en ce début de XXIème siècle

Comme cela sera également expliqué dans la rubrique suivante consacrée aux études, l’organisation des chantiers de restauration dans les monuments , classés ou non,  est régie par les lois des marchés publics, à savoir qu’au-delà d’un certain seuil aujourd’hui fixé à 15 000 € HT, l’Etat ou la collectivité locale doit organiser une procédure de mise en concurrence. L’exercice professionnel étant en attente de règlementation, aucun diplôme personnel n’est dans l’immédiat exigible ; seules des références de travaux de nature similaire sont demandées, accompagnées d’un mémoire technique dont le contenu est désormais banalisé tant la circulation des informations, notamment via Internet , est devenue facile, allant souvent jusqu’au pillage intellectuel.

Ainsi doivent être jugées des offres émanant de personnes, d’entreprises, de groupements de personnes ou d’entreprises dont la formation et la qualification du personnel peuvent être extrêmement variables…voire inexistantes. Les décideurs présents en commission d’appels d’offres ne sont pas toujours compétents pour faire la différence entre les soumissionnaires. Alors à dossier à peu près égal, à références à peu près égales, seuls les prix vont pouvoir départager les candidats.

Cette «  course aux marchés » devient de plus en plus problématique pour tous les professionnels du vitrail attachés à une certaine qualité de travail et au respect des règles éthiques. En effet, le volume de travaux proposés diminue et toutes sortes d’offres farfelues fleurissent, avec la conséquence inévitable d’une dégringolade des prix. Or il y a un temps incompressible nécessaire à l’élaboration et à l’exécution des différentes étapes d’une restauration, et dans le «  contrat de confiance » entre le commanditaire et le restaurateur, le commanditaire doit être assuré que les travaux seront bien réalisés par des professionnels hautement qualifiés. A Bac + 5 ou + 6, on aimerait voir nos jeunes (et moins jeunes) professionnels espérer un tarif horaire équivalent à celui facturé par un garagiste pour l’entretien d’un véhicule…On aimerait également que la participation à un appel d’offres de restauration fasse l’objet d’un dédommagement, comme cela est le cas en création, car nous élaborons pour chaque chantier lorsqu’il n’existe pas d’étude préalable ou que celle-ci est incomplète,  une proposition détaillée et argumentée après travail sur site, laquelle concerne souvent tout un ensemble de verrières ce qui représente un travail considérable.

Les idées ne manquent donc pas pour améliorer les conditions d’exercice qui appellent urgemment une règlementation, afin de maintenir dans notre métier une haute qualité de prestations indispensable à la sauvegarde des vitraux précieux qui nous sont confiés.

 

Quelques restaurations réalisées

  • Haut chœur de la Basilique Sainte-Clotilde à Paris : vitraux de Maréchal de Metz (XIXe).
  • Vitraux XVe conservés à l’Hôtel Dieu de Beaune, présentation dans le cadre de l’exposition sur Nicolas Rollin.
  • Eglise saint- Nicolas du Chardonnet, Paris, vitraux XIXe de Prosper Lafaye, chapelle Le Brun.
  • Hôtel Dieu de Tonnerre, vitraux XIIIe, présentation dans le cadre de l’exposition du Grand Palais  « L’art au temps des Rois Maudits »
  • Eglise de Bonnard, dans l’Yonne, restauration de verrières XVIe et création de panneaux de compléments.
  • Vitraux XVIe de deux chapelles de l’église saint- Gervais à Paris.
  • Musée des Beaux-Arts de Châlon sur Saône, vitraux XIIIe provenantde la Sainte Chapelle de Paris.
  • Musée d’Orsay, restauration des vitraux de Champigneulle d’après des cartons de Mucha.
  • Eglise saint -Germain -l’Auxerrois, Paris, deux verrières de Maréchal de Metz.
  • Musée d’Arras, vitrail XVe de Peter Hemmel, présenté à Colmar dans le cadre de l’exposition « Le peintre des chevaliers : Jost Haller et l’art en Alsace au XVe siècle »
  • Eglise saint- Eustache à Paris, verrières XIXe de Gsell et Prosper Lafaye
  • Musée de la Légion d’Honneur, Paris, restauration du portrait de Napoléon II d’A.Echivard.
  • Château de saint Jean de Beauregard, vitraux de la Chapelle privée (XVIIe)
  • Musée National de la Renaissance, Ecouen, série de vitraux de Provins (XVIe)
  • Charnier de l’église saint Etienne du Mont, baie 18 ( XVIIe )  avec protection par double-verrière
  • Restauration prototype pour le haut-chœur de la cathédrale de Chartres, ange de  la baie 101.
  • Restauration de deux verrières du haut chœur de Saint Eustache à Paris (XVIIe)
  • Restauration de 16 panneaux de la baie 100 en sous traitance pour l’atelier Avice (registres de l’Annonciation), baie 100 de la cathédrale de Chartres.
  • Verrière de L’Arbre de Jessé ( XVIe ), église de Montaudin, pour la DRAC Pays de la Loire avec protection par double-verrière
  • Vitraux de l’hôtel de Ville de Paris, Auguste Matisse, Musée Carnavalet, Paris.
  • Verrière XIXe de la chapelle du château du Grand Veneur, Soisy sur Seine.
  • Restaurations régulières de vitraux du XIIIe au XVIe pour la Galerie « Les Enluminures » au Louvre des Antiquaires à Paris
  • Restauration des panneaux XVIe illustrant «  La Guerre de Troie », Musée National de la Renaissance, Château d’Ecouen
  • Restauration des vitraux XIXe conservés à l’Hôtel de Ville de Morangis
  • Restauration des vitraux conservés au Musée de Saint- Cloud
  • Restauration de deux panneaux émaillés XVIe du Musée National de la Renaissance.
  • Préparation de panneau des collections du Musée du Louvre, Paris, pour l’exposition «  France 1500 » au Grand-Palais.
  • Restauration de la série des panneaux XIXe de la vie de saint-François provenant de l’église saint-Merry à Paris pour l’exposition au Grand Palais à Paris «France 1500»
  • Vitraux des grandes fenêtres de la Bibliothèque du Conseil de Paris, Hôtel de Ville de Paris.
  • Vitrail de Rouault «Le Christ à la Colonne » pour le Musée National d’Art Moderne, Paris.